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CanadaAmiEs des SS.CC.J.M. |
La vie au quotidien SS.CC.J.M. Canada |
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Missionnaire chez les Algonquins de l’Abitibi. |
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Le 7 septembre 2010, commencera pour moi, une nouvelle étape de ma vie. Je prendrai la route de Val d’Or, à 500 km de Joliette, pour aller vivre ma mission d’accompagnatrice spirituelle auprès des Algonquins vivant dans deux communautés voisines : le Lac Simon et Kitcisakik. |
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Ces deux communautés font partie de la grande famille Anishnape « le bon peuple ». La communauté du Lac Simon (1,500 habitants) ressemble beaucoup à celle de Manawan. On y retrouve les mêmes infrastructures : écoles primaires et secondaires, centre de santé, église, poste de police, etc. et les mêmes défis sociaux. La seconde est une communauté de « résistants » qui n’ont pas voulu troquer leur dignité d’hommes libres pour le confort matériel d’une réserve officielle. Ils vivent donc « illégalement » dans un parc provincial, terre qu’ils occupent pourtant depuis 6,000 ans. La vie est plus rude car ils n’ont pas accès à l’électricité ni à l’eau courante même s’ils résident à proximité d’un barrage hydroélectrique. |
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Au quotidienMissionnaire chez les Algonquins de l'Abitibi |
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| Le village de Kitcisakik compte environ 300 personnes. Il comporte deux parties : Le lac Dozois et le Grand lac. Le village (Dozois) est situé à 6 km de la route transcanadienne (117), où l’on retrouve des maisons rudimentaires et quelques bâtiments administratifs. À 25 km dans la forêt, près du Grand Lac Victoria, les aînés et quelques jeunes familles se retrouvent l’été dans un autre campement. | |||||||||||||||
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C’est une presqu’île accessible seulement par bateau où les pères Oblats ont érigé une petite église entre 1863 et 1870, près d’un poste de traite de fourrures. Elle a été rénovée en 1998 et reconnue comme un monument historique. Pour une visite virtuelle au lac Simon, allez www.360cities.net/.../indian-reserve-of-lac-simon-in-abitibi-tmiscamingue-quebec ou écrivez simplement Kitcisakik sur google et vous aurez accès à des photos et reportages vidéos. |
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| Genèse d’un appelC’est au cours de ma retraite annuelle de 2005 que j’ai ressenti cet appel intérieur à donner ma vie pour les autochtones. En lisant par hasard, un article de journal sur le désespoir des jeunes de la réserve Obedjowan, j’ai été émue jusqu’au fond de mes entrailles. Par la suite, une série d’événements providentiels ont fait grandir en moi cet appel. En novembre 2006, une émission de télé : Radio-Canada | Kitcisakik, le dénuement me fit connaître les conditions de vie « tiers-mondistes » des gens de Kitcisakik, village situé à seulement à 175 km d’Amos. | |||||||||||||||
| Cet appel intérieur s’est concrétisé par des appels bien concrets. D’abord la demande de trois groupes de jeunes blancs désirant vivre une expérience amicale avec une communauté autochtone. Ce fut d’abord Sylvain Bélec, du mouvement chrétien « Salut! Terre » en 2006 qui s’adressa à l’évêque d’Amos pour un stage en milieu autochtone. Peu de temps après, Michel Rondeau du Cégep St-Laurent (Montréal) et Nicole Beaudoin, animatrice de pastorale de deux écoles secondaires (Granby), firent la même demande. Non seulement, j’ai participé à l’organisation de ces petits stages mais j’y ai aussi participé en personne deux années de suite (2007 et 2008). | |||||||||||||||
| Cette dizaine de jours passés en compagnie de ces gens simples et chaleureux ont été suffisants pour tomber en amour avec eux et créer la relation de confiance avec Monique Papatie, responsable à Kitcisakik. En juin 2009, elle m’appelait pour me faire part du désarroi de la communauté du Lac Simon suite au décès accidentel de leur missionnaire âgé de 63 ans. Je me suis rendue au Lac Simon avec Solange pour les accompagner dans leur deuil. | ![]() |
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| C’est alors que l’évêque de Rouyn-Noranda m’a interpellée pour la première fois. Deux semaines plus tard, je recevais un autre appel de détresse de Monique, suite au suicide de deux jeunes filles de 18 ans. Je suis donc retournée avec Solange dans la presqu’île de Kitcisakik pour les soutenir et prier avec eux. | |||||||||||||||
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Au début juillet 2010, je suis retournée cinq jours avec les jeunes de Salut! Terre et une jeune sœur malgache (Sœurs des Sacrés Cœurs) pour la préparation des enfants à la première communion et à la confirmation. Mgr Moreau a même dû célébrer onze baptêmes imprévus ! Suite à ce stage réussi, à une conversation avec l’évêque et des arrangements avec les autorités de la communauté, j’ai enfin accepté de partir pour relever ce nouveau défi. | ||||||||||||||
| Mes deux années de ressourcement à St-Élie m’ont aidée à discerner cet appel et à m’y préparer. Je suis très reconnaissante à la communauté de m’avoir permis de vivre ces deux années de repos et de ressourcement. Je pars seule mais non pas isolée car je suis certaine qu’une armée de priantEs partent avec moi et féconderont mon action. Je ne peux non plus oublier ma consoeur Solange qui continuera d’être en lien avec moi. Je pars en « éclaireure », le cœur joyeux et plein d’espérance, assurée que le Dieu qui m’appelée à prendre soin de ses pauvres, en a déjà appelé d’autres. | |||||||||||||||
| Renelle Lasalle, ss.cc.j.m | |||||||||||||||