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| Bulletin de la Fondation du Carré St-Louis de Joliette | |||||||||||||||||||||
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Volume 1 Numéro 1 Oct. 2006 |
Volume 1 Numéro 1 | Octobre 2006 | |||||||||||||||||||
En accord avec son temps et son milieu |
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Par : Micheline Charbonneau, ss.cc.j.m.En 2003, année centenaire de l’arrivée des Sœurs des Saints Cœurs de Jésus et de Marie, à Joliette, les sœurs décident d’ériger une sculpture, sur les lieux mêmes de leurs origines québécoises. «Cette sculpture… - dira Jules Lasalle, sculpteur, -c’est Amélie Fristel et c’est aussi chacune des Sœurs des Saints Cœurs, en marche vers demain… » |
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Mémoire d’une vie empreinte d’attention à Dieu et aux autres, cette sculpture, cent ans plus tard, évoque le rayonnement apostolique des Sœurs des Saints Cœurs dans ces lieux et ailleurs dans le monde. Portées par le souffle d’Amélie Fristel et par l’actualité de son charisme, les sœurs ont sans cesse eu à cœur de tracer la route vers les plus petits et d’ouvrir grandes leurs portes à ceux et celles que la vie avait moins gâtés. | ||||||||||||||||||||
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Discrètement, cette « religieuse en marche » introduit au cœur du mystère du don, du partage et du service. Son geste largement ouvert et la bienveillance de son regard laissent intuitionner l’aujourd’hui de la tendresse de Dieu, alors que son visage offre réconfort à ceux et celles qui cherchent sens aux situations les plus déconcertantes de leur vie. Au cœur de la cité joliettaine, elle compose avec les espoirs, les projets et les tristesses du peuple qui la côtoie quotidiennement, alors qu’en filigrane, se dessinent les traits du projet Carré St-Louis « le mouvement du personnage… sa gestuelle, son regard orienté vers l’entrée du 144 St-Joseph, interpellent et invitent à poursuivre l’action entreprise… en accord avec son temps et son milieu. » (Jules Lasalle, sculpteur). |
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Assurées que le Dieu de l’impossible, toujours fera route avec elles, les Sœurs des Saints Cœurs continuent de garder l’œil ouvert sur les besoins humains et spirituels de leur époque. Plus que jamais également, elles croient au partenariat, à la richesse du travail en réseaux et à la mise en commun des complémentarités, d’où la confiance accordée aux artisans du projet Carré St-Louis, à qui elles confient de concrétiser le rêve d’Amélie Fristel, sur les lieux mêmes de leurs origines québécoises! Que l’ardeur et le dynamisme de ces nouveaux partenaires de la mission, conjugués au rayonnement missionnaire de chacune des sœurs de la congrégation, redisent dans des mots d’aujourd’hui le projet sans frontières et la fraîcheur des commencements! C’est ainsi que Sœurs des Saints Cœurs de Jésus et de Marie, Amis-Amies des Saints Cœurs et partenaires de la mission Carré St-Louis continueront la mission de celle par qui, un jour, tout a commencé… Amélie Fristel. |
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La petite histoire d’un grand projet |
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Par : Bernard Malo, témoin privilégié de la grande aventure. | ||||||||||||||||||||
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Au début de l’année 2001, la Maison provinciale des Sœurs des Saints Cœurs de Jésus et de Marie (SS.CC.J.M.), située rue St-Louis à Joliette, doit subir des rénovations majeures afin de se conformer aux normes du code du bâtiment. Cet avis de non-conformité, entraînant une mise à niveau très onéreuse, précipite la décision de la communauté de se départir de leur Maison provinciale. |
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Dans la suite du comité aviseur déjà existant, le conseil provincial s’adjoint, à l’été 2001, des personnes du milieu pour réfléchir aux nouvelles orientations à donner au vaste bâtiment. Les SS.CC.J.M. indiquent que le départ est fixé à l’été 2004, permettant ainsi de fêter en 2003 le centenaire de la communauté en terre québécoise et de prévoir une alternative pour localiser ailleurs la Maison provinciale et les religieuses qui y résident. |
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Pendant quelques mois, les SS.CC.J.M. réfléchissent, consultent et soupèsent 3 grandes hypothèses : L’option « projets communautaires » s’avère alors celle qui intéresse davantage la communauté, afin de donner un second souffle à la Maison provinciale, en continuité avec leurs valeurs et leur mission comme filles d’Amélie Fristel. À l’automne 2001 et à l’hiver 2002, au fil des discussions et des consultations, plusieurs projets de nature communautaire sont mis de l’avant : |
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La communauté privilégie certains projets, tout en demeurant ouverte à des suggestions. Retenons que les projets s’adressant aux jeunes et aux familles rejoignent particulièrement la sensibilité des SS.CC.J.M. Ainsi à l’été 2002 la communauté, en lien avec le milieu, précise le sens à donner à la nouvelle vie de la Maison provinciale qui s’enracine peu à peu dans le… Carré St-Louis. À suivre ... |
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Édito : Pour que le rêve ne meure jamais |
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Par Claudette Martel, présidente de la fondationÀ l’automne 2002, lorsqu’on m’a approchée pour coordonner l’élaboration et la réalisation du Carré Saint-Louis, ce fut avec beaucoup d’enthousiasme que j’acceptai. Il y avait certes la motivation autour des nombreux défis à relever, mais il y avait surtout l’annonce d’engagement, de complémentarité et de solidarité de toute une collectivité au mieux-être de femmes, de familles, de jeunes et d’enfants vivant dans la pauvreté et en situation d’exclusion sociale. Pour moi, le Carré Saint-Louis devenait synonyme de liens significatifs. Le milieu de vie créé par chacun des volets, l’encadrement et le soutien apportés et l’implication des usagers et usagères à la vie associative sont autant d’éléments qui favorisent la création de liens significatifs qui, à mes yeux, sont les prémices pour grandir, se découvrir, se faire confiance et faire confiance. Aujourd’hui, le Carré Saint-Louis est à l’aube d’ouvrir ses portes et nous sommes en mesure de constater à quel point le milieu a adhéré à ce grand projet social. Mais tout ne s’arrête pas là. Il faut maintenant faire en sorte que le rêve ne meure jamais. La réalité des personnes vivant dans la pauvreté et la viabilité des groupes qui leur viennent en aide changent au rythme des volontés politiques, économiques et sociales. Il importe donc de préserver d’une part les moyens mis de l’avant pour répondre à leurs besoins, et d’autre part les engagements et la solidarité d’aujourd’hui. La Fondation du Carré Saint-Louis est en quelque sorte la gardienne de ces engagements et de ces solidarités. C’est par ce biais que nous pourrons soutenir le développement de services, que nous pourrons passer à travers les vulnérabilités et les imprévus et que nous pourrons, au fil des ans, offrir à des femmes, des jeunes, des familles et des enfants les mêmes opportunités de rebâtir leur vie sur des bases plus solides. J’ai eu le privilège de contribuer à la réalisation du Carré Saint-Louis et j’ai aujourd’hui le privilège de le voir évoluer. J’ai été témoin de tous les efforts fournis et c’est avec beaucoup de convictions et d’espoir que je poursuis mon implication au sein de la Fondation pour les moins privilégiés, afin de leur permettre de retrouver les ailes de leur dignité ! |
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