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| Bulletin de la Fondation du Carré St-Louis de Joliette | |||||||||||||||||||
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| Le tour du Jardin (accueil)
Volume 1 Numéro 1 Oct. 2006 |
Volume 1 numéro 3 | Avril 2007 | |||||||||||||||||
L’Annexe à Roland au Carré St-Louis de Joliette |
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Par : Daniel Pagé, fondateur de la Maison Roland-Gauvreau Il y a plus de dix ans, nous servions notre premier repas chaud à un groupe communautaire en réunion dans les anciens locaux de l’Annexe à Roland. De ce premier service est né le projet de créer des plateaux de travail qui allaient donner encore plus de place aux jeunes. La maison Roland-Gauvreau ajoutait donc un volet à sa mission d’hébergement. Soutenir les jeunes en difficulté, le seul mot d’ordre important dans tout ce projet de développement. Petit à petit les plateaux de travail se sont développés. Nous étions conscients, vu l’exiguïté des lieux, de préparer les jeunes à l’employabilité mais pas de leur apprendre un métier. Il faudrait, un jour, faire plus. Quelques années plus tard se présente, grâce à la générosité des Sœurs des Saints Cœurs de Jésus et de Marie et à l’acharnement des groupes communautaires, la possibilité d’installer le projet de l’Annexe dans un lieu tellement plus grand et fonctionnel : le Carré St-Louis avec une cuisine professionnelle, une salle à manger commerciale et 4 salles de réunion. Enfin, une infrastructure adéquate pour le rêve chéri mais en même temps un défi titanesque à relever parce que le projet nous oblige alors à franchir une étape capitale pour offrir aux jeunes une formation véritable qui pourra leur permettre de trouver un emploi après l’acquisition d’aptitudes, d’attitudes et de compétences essentielles dans le domaine de la restauration ou de l’entretien ménager. Parce que ces jeunes en difficulté en valent la peine, il devient impératif de réaliser ce projet dans un lieu plus adéquat avec une équipe qui accueille, écoute, respecte et forme. |
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Les jeunes sont le cœur de ce défi, entre autres, parce qu’il n’y a pas beaucoup de lieux qui leur donnent une telle place. Ce qui est emballant aussi c’est que toute la communauté peut donner de la valeur à ce projet. En effet si l’équipe de travail est impliquée au quotidien, nous, tous et toutes, pouvons soutenir le projet en choisissant d’y commander nos traiteurs, encore mieux en venant y manger régulièrement et en nous laissant séduire par ces jeunes qui ne demandent rien de plus que de nous démontrer leurs talents et leur ardeur au travail. Bon appétit et bonne solidarité ! Photo prise en octobre 2006, on voit l’équipe |
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La petite histoire d’un grand projet |
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Troisième partie À l’automne 2002, le projet du Carré St-Louis est dessiné… à grands traits. Tout reste à faire pour concrétiser les idéaux… pas tout à fait : le projet de la Maison Pauline Bonin est en gestation depuis plusieurs mois et il est supporté par un grand nombre de femmes engagées issues majoritairement d’organismes du milieu. L’Annexe à Roland est en opération depuis quelques années, sa relocalisation au Carré St-Louis s’inscrit parfaitement dans son plan de développement. Le volet des 27 logements sociaux sera sous la responsabilité de la Société de Logements Populaires de Lanaudière (SLOP), cet organisme à but non lucratif assume la gestion de quatre (4) autres projets en habitation sociale. Le Carrefour des Organismes occupe déjà des espaces au Carré St-Louis. Finalement, le Conseil de Culture, suite à l’exploration de quelques projets culturels pouvant être logés au Carré St-Louis décidera de se retirer en décembre 2003. |
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Des membres de l’équipe du comité de coordination en pleine réflexion ! |
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Ainsi donc, des organismes aguerris, mais peu fortunés, doivent afin de réaliser le Carré St-Louis, trouver beaucoup de sous pour l’achat et surtout pour la rénovation du bâtiment et assembler un immense casse-tête où le défi consiste à mettre tous les morceaux en place sans même avoir la petite boîte avec l’image dessus. Nous devrons nous forger une vision commune pour atteindre nos objectifs. À cette époque, se constitue le comité de coordination (le COCO) formé de représentants des divers volets, d’un membre du comité « aviseur » des SS.CC.J.M. et soutenu par l’organisation communautaire du CLSC de Joliette. Le COCO identifie deux (2) priorités à court terme : l’élaboration de six (6) plans de travail (1 par volet et 1 pour l’ensemble) et compter sur une ressource humaine à temps plein pour soutenir la mise en place des nombreux morceaux. Les plans de travail sont rapidement élaborés. Les échéanciers sont serrés : compléter les études de faisabilité avant l’été 2003 et viser l’acquisition pour le printemps 2004. Grâce au financement de la Fondation Béati, de la Table des Partenaires du développement social et de la communauté des SS.CC.J.M., nous actualiserons aussi notre 2ième priorité. Ainsi à l’aube de 2003, le Groupe aménagement populaires (GALOP) peut engager Claudette Martel comme chargée de projet pour une période d’un an. La communauté mettra à la disposition de celle-ci un bureau situé au Carrefour des Organismes. Le train en marche prend des allures de TGV… Une vingtaine de comités se met en branle… 5 corporations à créer… des études complexes de faisabilités à réaliser… des experts nous supportent gracieusement. |
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Édito : Comme les battements d’ailes d’un papillon ! |
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Par : Claude Boily, président de la fondation Le temps passe rapidement et nous voici déjà en ce beau printemps tant attendu. Les différents volets du Carré St-Louis poursuivent leur démarche et sont bien en vie. Le bébé grandit. Pour la Fondation du Carré St-Louis, l’heure est arrivée de débuter notre mission sur le terrain. Et pour ce faire, la première étape est de mener à bien une campagne de levée de fonds qui nous aidera à atteindre nos objectifs. Comme vous le savez, la Fondation du Carré St-Louis est là pour assurer la pérennité des différents volets du Carré St-Louis, pour leur venir en aide, tout simplement. Alors nous sollicitons aujourd’hui votre appui. Pour cette première campagne, les membres du conseil de la Fondation ont cru bon de ne pas fixer de montant précis à atteindre. Nous souhaitons laisser votre générosité parler. Nous souhaitons de belles surprises. Mais surtout, nous souhaitons un petit geste de votre part qui fera toute la différence. Dans les prochaines semaines, nous déterminerons les priorités à considérer pour nos interventions de l’année. La teneur et l’importance de ces interventions seront dictées par les sommes recueillies. Nous vous ferons part, dans nos prochains bulletins, de nos décisions, de nos interventions et bien sûr, du résultat de notre campagne de levée de fonds. Une première pour nous mais comme pour le Carré St-Louis, nous souhaitons que la Fondation soit pérenne ! Comme les battements d’ailes d’un papillon peuvent influencer tout l’univers, un petit don, si minime soit-il, peut influencer l’univers du Carré St-Louis. Merci à l’avance, très sincèrement, pour votre générosité. À bientôt |
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Une année marquante est inscrite à jamais dans les réalisations de l’Annexe à Roland. |
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Par : Marjorie B., Chef plateau Entretien J’ai connue l’Annexe à Roland par entremise de la Maison d’hébergement jeunesse Roland Gauvreau. Suite à un conflit familial difficile, j’ai dû quitter le milieu familiale et m’établir dans la région de Joliette afin d’avoir accès à un nombre plus important de ressources qui pouvaient m’aider face aux problématiques que je vivais. Après un an en suivi externe de psychiatrie et après une longue de remise en question, je n’avais qu’une seule envie, me remettre sur pied et me retrousser les manches afin de pouvoir retourner sur le marché du travail. Au même moment, un ami me parla d’un endroit où il serait possible de travailler et qu’il s’agirait d’une sorte de passerelle pour moi vers le marché du travail. Un endroit ouvert aux gens qui, comme moi, ne sont pas totalement prêt à affronter le milieu parfois ardus du marché du travail. Après un an en retrait au niveau social, c’était l’occasion en or pour un nouveau départ. Avec l’aide des gens qui étaient là pour nous épauler dans nos démarches d’apprentissage et dans le développement de nos compétences. Une occasion à saisir pour ma condition, ma santé mentale et physique et bien sûr pour mon employabilité. Je me suis engagée, j’ai participé activement. J’ai tout fait pour améliorer ma condition. Six mois plus tard, j’en suis sortie et j’ai réussie ! Après mon passage à l’Annexe, je me suis trouvée un emploi en restauration grâce aux compétences que j’avais acquises lors de mon projet. Deux offres m’ont été proposées : représentante des ex-résidants de Roland Gauvreau et représentante des ex-participants de l’Annexe au sein de leur conseil d’administration. Offre que j’ai acceptée sans hésitation. Je me suis inscrite à l’école et j’ai suivi un cours que j’avais toujours rêvé de suivre, celui de sonorisation, enregistrement studio et manœuvre de scène. Au cours de ma première session, un poste s’est ouvert pour moi : L’Annexe m’appelait à travailler au projet du 144 St-Joseph à subvention salariale. Puisque la demande au 144 était forte, des participants de l’Annexe sont venus faire des stages d’entretien avec moi. C’est à ce moment que j’ai obtenu un rallongement de ma subvention puisque L’Annexe comptait bien m’avoir dans son équipe pour offrir un support à l’entretien à même ces locaux. École à temps partiel et entretien au 144 à trente heures par semaine à tous les soirs faisaient partie de mon quotidien. J’ai tout de même réussi à obtenir mon diplôme A.S.P. en Sonorisation et peu après l’Annexe me nommait Chef du plateau entretien. Le déménagement de l’Annexe arrivait à grand pas et beaucoup de travail nous attendait. C’est ainsi que de fil en aiguille après beaucoup d’efforts et de détermination que j’en suis arrivée où je suis maintenant. Un jour des gens m’ont fait confiance et m’ont donné ma chance. J’ai sauté sur l’occasion et depuis ce temps, j‘ai fait ma propre place dans la société, j’y travaille et j’y trouve mon compte. Quatre ans plus tard, je contribue à mon tour à aider ceux et celles qui veulent s’impliquer. Merci à tous ceux et celles qui se sont trouvés sur ma route. |
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