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| Bulletin de la Fondation du Carré St-Louis de Joliette | |||||||||||||||||||||||
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| Le tour du Jardin (accueil)
Volume 1 Numéro 1 Oct. 2006 |
Volume 2 Numéro 1 | Décembre 2007 | |||||||||||||||||||||
Le Carrefour des Organismes de Lanaudière au Carré St-Louis de Joliette |
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Par : Francine Rivest, coordonnatrice de la table de concertation des groupes de femmes de Lanaudière Il y a 8 ans exactement, en octobre 1999, un premier groupe communautaire s’installait dans l’ancien Foyer Notre-Dame de la communauté des Sœurs des Saints Cœurs de Jésus et de Marie. Dès février de l’année suivante, une dizaine d’organismes logeant à l’Académie St-Viateur se joignent à lui. C’est le début d’une belle aventure, méconnue jusqu’au moment où la communauté des sœurs annonce son intention de vendre leur maison provinciale tout en prolongeant sa mission. Déjà en 2000, les groupes apprennent à se concerter entre eux et avec la communauté. Dès le départ, nous avions besoin d’une identité : le nom du Carrefour des Organismes de Lanaudière est alors trouvé ! Ce volet est identifié par la communauté comme important à soutenir. C’est à l’automne 2002 que les groupes logeant au Carrefour des Organismes adhèrent au grand projet du Carré St-Louis. Pour ces groupes, l’opportunité viendra concrétiser une recherche de stabilité au point de vue de leur fonctionnement. L’apprentissage de la concertation, la familiarisation avec la gestion immobilière, l’ouverture et la confiance ne furent pas une mince tâche. Toutefois, à force de travail et de réunions, le Carrefour des Organismes de Lanaudière a été fondé officiellement le 10 décembre 2003. |
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| Les représentantes et représentants du Carrefour des Organismes. | |||||||||||||||||||||||
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Le Carrefour des Organismes est un regroupement d’organismes communautaires de la région de Lanaudière, œuvrant dans divers champs d’intervention sociale et visant la concertation et la consolidation, afin de favoriser le développement des groupes communautaires. Ses objectifs sont : favoriser la concertation et la consolidation des groupes communautaires, gérer collectivement un édifice communautaire, loger à moindre coût les organismes, développer des services en commun pour les organismes membres services pouvant également être offerts à des groupes non membres augmenter la visibilité des groupes et des services offerts. L’autonomie de chacun des membres, l’approche communautaire dans le développement du Carrefour des Organismes, la contribution optimale des membres, la démocratie, la solidarité, l’échange, la concertation, la prise de décision consensuelle, la circulation d’information, la transparence, le respect des différences, la souplesse, l’ouverture d’esprit et la confiance sont les valeurs et les principes que partagent les organismes membres. Aujourd’hui, 8 ans plus tard, le Carrefour des Organismes est composé de 14 membres actifs et de 4 membres locataires. Faute de ressources financières, le Carrefour ne peut assurer qu’un seul poste de travail, celui de la conciergerie. Pour les autres responsabilités que comporte tout organisme, les membres actifs se partagent la réalisation d’environ 55 tâches. Bel exemple d’entraide! Longue vie au Carrefour ! |
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La petite histoire d’un grand projet |
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Quatrième partie Pour les personnes impliquées dans l’implantation de la Maison Pauline Bonin, l’Annexe à Roland, le Carrefour des Organismes, les Logements d’Amélie, du Carré St-Louis et de la future fondation, les mois de janvier à juin 2003 furent complètement fous. Une véritable petite armée de fourmis travaillent en petits groupes sur divers mandats : rédaction du projet, études de faisabilité, plan de communication, incorporation des volets, financement, etc.… Et chacun des volets avait ses propres comités de travail pour s’arrimer avec le collectif. Des heures de réunions, des discussions nombreuses et la recherche constante du plus large consensus caractérisent cette période qui en laissa plusieurs essoufflés. Au printemps 2003, la Fondation du Carré St-Louis de Joliette tenait ses premières rencontres. Le Carré St-Louis recevait ses lettres patentes, il devenait ainsi légalement constitué. Et une rencontre positive avec la communauté encourage nos petites fourmis dans la poursuite de l’aventure. En juillet 2003, l’euphorie … la ville de Joliette accepte rapidement notre demande d’aide financière avec une importante contribution de plus de 500,000$. L’été se poursuivra, marqué par le centenaire de la présence des SS.CC.J.M. dans le diocèse de Joliette. Dans le cadre des festivités, un souffle persiste : le Carré St-Louis comme l’incarnation de la poursuite de la mission de la communauté en terre joliettaine. |
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« Amélie, ma sœur... (Femmes au cœur de braise. |
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La Communauté des Sœurs des Saints Cœurs de Jésus et de Marie devant l’entrée principale du 390 St-Louis à Joliette, à l’été 2004.
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En septembre de la même année, les projets de la Maison Pauline Bonin et les Logements d’Amélie sont déposés à la Société d’Habitation du Québec (SHQ). Celle-ci constitue la principale source du montage financier. Sans les subventions de la SHQ, le Carré St-Louis ne verra jamais le jour. Les nouvelles sont mauvaises. Il n’y a plus d’unités de logement disponibles. Les ententes tardent entre Québec et Ottawa afin de reconduire un nouveau programme. L’automne 2003 sera à l’image d’une grande partie de 2004, une période difficile pour la patience des troupes. Pendant que les réponses de la SHQ se font attendre, les coûts de construction s’amusent à galoper joyeusement. À suivre dans notre prochain numéro. |
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Édito : Un Noël tout simple, solidaire et heureux |
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Par : Gaston Maheux, secrétaire de la fondation La Fondation du Carré St-Louis de Joliette est maintenant bien en place. L’année qui se termine a été remplie d’activités pour la Fondation du Carré St-Louis de Joliette. Son organisation physique, l’aménagement de son local et de ses équipements, la production de ses outils de communication - bulletins, dépliant la consolidation de sa gestion courante, la participation à quelques activités collectives au Carré St-Louis de Joliette et la tenue de la première campagne de financement de son histoire sont autant d’efforts considérés comme productifs pour notre jeune fondation. À cette période de l’année, il est opportun de réfléchir aux vœux à transmettre à nos amiEs. Un premier vœu, en tant que fondation : que notre réseau de solidarité grandisse, s’enrichisse de toutes celles et ceux qui ont à cœur les objectifs et la mission de la fondation; il est essentiel que les personnes bénévoles gravitant autour de la fondation continuent de se manifester, d’offrir du temps, des idées, des ressources. Un second vœu, pour les activités de la fondation : que les réflexions permettant d’utiliser de façon optimale les sommes recueillies nous poussent à une action engagée mais réaliste. La fondation vit une période qui confirmera son implication sur le « terrain ». La mission de soutenir chacun des volets du Carré St-Louis de Joliette offre un chantier capable de grandir à la mesure des sommes recueillies et des besoins perçus. Les prochains bulletins vous parleront des projets que la fondation désire soutenir. Enfin, un vœu à tous les amiEs de la fondation : que cette période festive permette à chacunE de constater combien il est agréable de donner quand on peut le faire et combien il est important de recevoir quand on en a besoin. Nous sommes partie prenante de ces deux groupes; notre objectif est de permettre d’établir des liens de solidarité entre la générosité des donateurs et les besoins exprimés. Belle occasion, en cette période des fêtes, de donner un cœur et des mains à l’inspiration du logo de notre fondation : « Des ailes pour la dignité ». |
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La vie au Carrefour des Organismes… |
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En novembre 2003, je suis devenue la directrice de L’Entraide pour la déficience intellectuelle du Joliette Métropolitain. Quel beau défi de gérer un organisme qui offre des services aux personnes vivant avec une déficience intellectuelle et leurs familles ! Depuis plusieurs années, l’Entraide est propriétaire d’une maison sur la rue Beaudry, une bâtisse qui répond partiellement à ses besoins. L’ascenseur est défectueux, rendant impossible l’accueil de personnes à mobilité réduite. De plus, plusieurs rénovations s’imposent à court et à moyen terme: toit et fenêtres à changer, peinture à refaire, « paysagement » désuet … Ouf! C’est lourd à porter pour un organisme comme le nôtre. Peu de financement récurrent et les profits de notre bingo demeurent notre principale source de revenus. Et voici qu’un article dans le journal local présente le Carrefour des Organismes de Lanaudière, un des volets du magnifique projet du Carré St-Louis. Je suis séduite. Quelle belle opportunité de faire une gestion collective! Déménager dans un lieu où nous ne serions plus seuls, car en plus d’être propriétaires, nous étions plutôt isolés. Le partage de connaissances, la concertation au quotidien… je rêve et j’espère que nous pourrions y trouver une place… C’est ainsi que notre aventure a commencé. Les démarches se poursuivent, nous mettons la maison en vente, et en décembre 2004, nous pouvons enfin déménager dans deux magnifiques bureaux au rez-de-chaussée accessibles, situés au centre-ville et entourés de groupes communautaires comme le nôtre. Bien sûr, s’ajoutent une participation au conseil d’administration et une implication dans la gestion de tâches communes, mais pour moi, il est beaucoup plus enrichissant de discuter en groupe, de partager la responsabilité de propriétaires. Quelquefois, c’est plus demandant. Lorsque 14 personnes présentent leur point de vue, c’est plus long de faire le tour d’une question, mais combien plus enrichissant! Lorsque nous sommes seuls à prendre des décisions, nous sommes aussi seuls à trouver des solutions. Et puis, on se sent bien, on se sent chez nous, alors on a le goût de se développer. |
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Les dessins sont de Geneviève et Johanne qui fréquent les activités de l'Entraide.
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Un projet avec un organisme partenaire, l’Arche Joliette, commence à germer. Notre désir commun est d’ouvrir un atelier pour répondre aux besoins de notre clientèle, offrir un milieu de vie aux personnes ayant une déficience intellectuelle ne pouvant travailler et, par conséquent, restant à la maison, isolées. Un beau grand local se libère et nous sautons sur l’occasion. Au rez-de-chaussée, 1000 pieds carrés nous attendent. Plus qu’un local, nous voulons une place et une implication réelle dans le Carrefour des Organismes. Nous présentons au conseil d’administration du COL notre projet : nous voulons nous impliquer, nous voulons que les personnes puissent y travailler, faire du ménage, s’occuper du déchiquetage, voir à l’entretien du terrain. Le projet est accueilli : oui, il y a une place pour nous parmi eux! Oui, les membres de l’atelier pourront s’intégrer dans la vie du Carrefour des Organismes. Quel bonheur ! Aujourd’hui, nous entrons dans notre deuxième année. Aujourd’hui, au Carrefour des Organismes, des personnes font le ménage des cuisines, ramassent le papier à déchiqueter. À l’atelier, des personnes fabriquent des cartes et des colliers que nous offrons à vendre aux autres organismes qui sont fiers du travail réalisé par nos membres. Nous sommes passés d’une petite maison isolée à une vie remplie de sourires et de gratitude. Merci aux gens du Carrefour de nous avoir ouvert leurs portes. Maintenant, chaque matin, c’est nous qui aimons ouvrir la vôtre… |
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