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Bulletin de la Fondation du Carré St-Louis de Joliette
Le tour du Jardin (accueil)

Volume 1 Numéro 1 Oct. 2006
Volume 1 Numéro 2 Déc. 2006
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Volume 3 Numéro 2 Mai 2009

« Le café de l’Atelier » : un projet qui donne des ailes!

La petite histoire d’un grand projet

Édito : Combattre l’exclusion… par l’inclusion...

« Le café de l’Atelier » :
un projet qui donne des ailes!

Par : Agathe Dupuis, ss.cc.j.m.

Un projet, appuyé par la Fondation du Carré St-louis, a vu le jour en novembre dernier au Carrefour des Organismes. Deux partenaires, L’Arche Joliette et l’Entraide pour la Déficience Intellectuelle de Joliette, mettent sur pied « Le café de l’Atelier », géré par des personnes vivant avec une déficience intellectuelle. Situé en face de l’ascenseur, au rez-de-chaussée du Carrefour, ce « café » est placé au cœur de la vie et se veut un lieu d’accueil. Il offre café et muffins (provenant de l’Annexe à Roland) aux travailleurs et travailleuses du Carrefour, et cela 5 journées/semaine. S’ajoutent à ce projet initial la distribution du courrier aux divers groupes, et le ramassage des batteries, cartouches et autres produits à recycler.

L’équipe fondatrice de ce projet est très enthousiaste et poursuit plusieurs objectifs. La vision écologique est présente : le café équitable et bio provient d’un organisme appelé Transit, impliqué avec des personnes en déficience et en santé mentale. Les tasses réutilisables, au logo du « Café », l’effort concerté pour éviter les rebuts inutiles et la volonté de rayonner dans tout le Carré St-Louis, voilà autant d’atouts à ce projet rassembleur et significatif. « Le café de l’Atelier » a pris une place de choix dans le milieu. Son impact en est un de relations, de bonheur et d’humanité. Voici quelques témoignages :

« L’arrivée du « café de l’Atelier » est pour moi une des plus belles réalisations au Carrefour. Cet espace où grouille la Vie nous offre un accueil tout en sourire, nous permet de douces taquineries et une belle complicité. Mais ce que ce café me procure avant tout, ce sont ces liens en continu, sans oublier tous les bons produits équitables ! Après quelques mois, le terme « inclusion » n’est même plus présent dans mon esprit. C’est le sentiment du « quotidien », qui s’est créé tout simplement. C’est d’ailleurs devenu un rituel, pour notre petite équipe, de descendre au Café dès l’ouverture le matin. Merci Lucie, merci Danielle »

Nathalie, CRFL, membre du Carrefour

Le matin…

« Retard prévu au bureau: 30 minutes, pas le temps d’arrêter en chemin, ça presse! J’ouvre la porte du Carrefour avec la seule idée en tête de boire un bon café équitable bien chaud, bien frais et servi par la sémillante Lulu qui comprend tout de suite que, ce matin, je ne prendrai mon café qu’avec un peu de lait, un grand sourire, peu de jasette, mais plein de reconnaissance! »

L’après-midi...

« J’entends la rumeur des roulettes du chariot de Danielle… ça y est, je salive et j’ai le sourire bien tendu : l’heure de la bonne humeur est arrivée, un café, une gâterie, un sourire et je serai repartie pour le reste de la journée! »

Magalie, Société d’Alzheimer, membre du Carrefour

« J’aime le contact avec le public. Les gens me connaissent et je sais maintenant ce qu’ils aiment. Je fais toutes mes tâches les yeux fermés, et aussi des petits travaux pour les groupes. En cinq mois, pas une plainte, les gens sont satisfaits, ils sont patients et compréhensifs. Et ça les fait sortir du bureau ! »

Lucie, travailleuse au Café.

« Travailler au Café m’apporte de la joie, et ça me fait sortir de la maison. C’est un vrai travail qui me met en contact avec le monde; j’aime servir les gens, ça les rend heureux. J’ai appris à compter l’argent. »

Danielle, travailleuse au Café.

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La petite histoire d’un grand projet

Septième partie : Le mariage et les petits à élever !

Par : Bernard Malo, témoin privilégié de la grande aventure !

Rappelons-nous que le 5 décembre 2005, la Maison provinciale des Sœurs des Saints Cœurs de Jésus et de Marie est acquise par les partenaires du Carré St-Louis.

Trois jours plus tard, c’est la fête pour célébrer la grande nouvelle. Une participation nombreuse où la présence de plusieurs SS.CC.J.M. est soulignée. Le moment fort de l’événement est, sans contredit, la signature de la convention des membres par les quatre volets. Ceux-ci s’engagent par écrit « à respecter la mission du Carré St-Louis de Joliette, à savoir de créer un espace social et communautaire qui vise la lutte à la pauvreté et à l’exclusion sociale », et à être solidairement responsables de la pérennité du projet. Les parties venaient de se marier.

L’hiver et le printemps 2006 ont été une période très effervescente. Les jeunes mariés doivent apprendre à vivre ensemble et à faire grandir les six corporations impliquées dans le projet. Mariés et six petits à élever, tout un défi ! Chacun doit poursuivre ses activités, conclure ou préciser des ententes avec les autres et, bien sûr, vivre un chantier de rénovation.

Le Carrefour des Organismes doit structurer son passage de locataire à propriétaire et ce, sans permanence. La Société de Logements Populaires doit suivre l’évolution du chantier tout en gérant sept autres projets d’habitation sociale. La Maison Pauline Bonin s’implique au chantier en continuant à travailler avec les femmes et à préparer l’arrivée de douze familles, pour le 1er juillet 2006. L’Annexe poursuit ses activités sur Base-de-Roc et prépare son entrée au Carré St-Louis. Une nouvelle équipe de direction amène une nouvelle vision de L’Annexe et suscite des discussions sur l’aménagement des locaux et sur les ententes déjà prises. La fondation se prépare à sortir de l’ombre. Et le Carré St-Louis, lieu pour assurer la cohésion entre les volets, est affairé à répondre aux urgences : répartir les budgets, gérer les imprévus, tenter de développer une gestion immobilière commune et trouver réponse à des questions aussi simples que « À qui appartient le garage et pourquoi ? »

Au printemps 2006, le chantier roulant à toute vitesse, la rénovation d’un vieux bâtiment contient toujours quelques surprises. Louons ici le bon travail de l’entrepreneur « Hébert et Hébert Construction », de l’architecte Jean-Pierre Bertrand et de Claudette Martel, chargée de projet du GALOP, et des représentants des volets. L’objectif premier est de trouver des solutions dans le respect des besoins et des budgets.

Il y a aussi parfois des imprévus plus surprenants : ainsi, des travaux de maçonnerie ont été réalisés pour refaire certains joints de pierre et réparer une fissure dans le mur de l’ancien Foyer Notre-Dame. Il faudra envisager des travaux majeurs de maçonnerie sur cette partie du Carré St-Louis.

Le 1er juillet 2006, la Maison Pauline Bonin accueille ses premières familles. Malgré un sprint du contracteur, certains travaux restaient en plan : les garde-corps des galeries, condamnant celles-ci, et l’installation finale du téléphone et du câble. En plein été, pas de balcon, pas de téléphone... mais bon...

De la cour nous parvenait le rire des enfants.

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ÉDITO :
Combattre l’exclusion… par l’inclusion...

Par : Gaston Maheux, secrétaire

La Fondation du Carré St-Louis s’est donnée, dans sa mission, de lutter pour combattre la pauvreté et l’exclusion sociale. Ses priorités sont les personnes seules, les femmes monoparentales et les jeunes les moins privilégiés à divers niveaux.

Parler d’exclusion, c’est faire état des règles de notre société qui tend à marginaliser les personnes qui n’ont pas droit au logement adéquat; les jeunes qui n’ont pas été capables de poursuivre leur profil d’éducation; les femmes qui se retrouvent seules avec leurs enfants, à la recherche d’un mieux-être pour assurer leur subsistance dans un cadre de vie normal; les personnes vivant avec une déficience qui ont besoin d’appui pour prendre leur place unique dans une société en manque d’humanité.

Combattre l’exclusion, c’est donc travailler à contourner ces règles pour permettre aux personnes marginalisées de réintégrer dans la dignité un environnement social adapté à leurs besoins. Au Carré St-Louis, toutes ces réalités sont présentes. Il s’agit donc de trouver les bons outils, les bonnes occasions pour appuyer l’intégration de ces personnes.

Tous les gestes du quotidien peuvent devenir des outils d’intégration, d’inclusion. Permettre à une personne vivant avec une déficience de collaborer à une activité ayant un impact de rayonnement est un geste d’inclusion : le « café de l’Atelier » du Carrefour des Organismes, dont nous faisons état en première page, en est un exemple.

Permettre à des femmes monoparentales d’utiliser une halte-garderie pendant qu’elles sont en formation ou en réunion est aussi un geste d’inclusion.

Appuyer L’Annexe à Roland qui permet à des jeunes décrocheurs d’apprendre un nouveau métier et surtout d’apprendre à travailler au sein d’une équipe, de se responsabiliser, de gérer un budget est un autre geste d’inclusion.

Favoriser des échanges entre des personnes et des familles des Logements d’Amélie et des femmes monoparentales de la Maison Pauline Bonin est aussi un geste d’inclusion.

Ces gestes doivent se poser continuellement, jour après jour, mois après mois, année après année. La Fondation est à l’écoute du Carré St-Louis de Joliette pour saisir au bond les occasions de soutenir financièrement des gestes d’inclusion. Elle est sollicitée pour appuyer les projets, et parfois même les rêves des personnes qui animent le Carré.

Notre raison d’être est d’assurer, dans les limites de nos moyens, la pérennité du Carré St-Louis. Un projet à l’origine qualifié d’intégrateur, devenu aujourd’hui une réalité qui œuvre quotidiennement à concrétiser cette lutte à la pauvreté et à l’exclusion sociale.

La Fondation est un partenaire dédié à cette intégration qu’elle porte dans sa vision et dans ses actions.

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