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FranceArts et Culture |
Au quotidien SS.CC.J.M. |
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Décès de Sœur Marie-Raphaël, ss.cc.j.m. |
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Sœur Marie-Raphaël |
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AU QUOTIDIEN
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Mère Marie-Raphaël a rejoint celles qui l’ont précédée dans leur rencontre avec le Seigneur. Elle est maintenant, avec elles, dans la main de Dieu. C’est après une longue vie de don total et d’intense labeur que le vendredi 10 juin 2011, à 6 h15 du matin, Mère Marie-Raphaël a quitté cette terre, pour une aube nouvelle. La célébration des obsèques a été présidée par le Père François Bédu, eudiste, aumônier de
Une célébration recueillie, priante, nous a permis de rendre grâce pour la vie de Mère Marie-Raphaël et de la confier avec grande espérance au Dieu de
Son corps repose maintenant au cimetière de la communauté mais la longue page d’histoire de la Congrégation qu’elle a contribué largement à écrire, restera gravée dans nos mémoires et dans nos cœurs. Qu’aujourd’hui, sa joie soit parfaite ! |
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Mot d'accueil |
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« Ta Volonté, mon Dieu, voilà ce que j’aime ! Selon tes décisions fais-moi vivre ! » Mère Marie-Raphaël, ces versets de psaume traduisent, je crois, la ligne de fond de votre vie. « Faire la Volonté de Dieu, faire ce qui Lui plaît, le faire toujours », était, à la suite d’Amélie Fristel, ce qui vous tenait à cœur ! Avec une foi chevillée au corps et un courage à toute épreuve, vous n’avez rien épargné pour avancer sur le chemin de la fidélité et de l’amour de Dieu. Au nom de toutes les sœurs de la Congrégation, je veux vous exprimer la profonde reconnaissance qui monte de nos cœurs, pour la tâche assumée au sein de notre famille religieuse que vous avez tant aimée et pour laquelle vous avez donné votre vie. Oui, un cordial merci à la mesure de l’affection que vous nous portiez. « J’ai aimé toutes les sœurs », disiez- vous encore récemment. Retracer votre vie, en égrenant les événements marquants qui l’ont jalonnée, c’est entrer en action de grâce. Née le 13 septembre 1918 à Bonnemain, au cœur d’une famille chrétienne, votre éducation a sans doute éveillé en vous la générosité du don à Dieu et aux autres et vous a conduite à répondre à l’appel du Seigneur. Le 8 février 1942, à Notre-Dame des Chênes, vous prononcez votre engagement définitif dans la Congrégation. Après des études et une nomination à l’école du Sel de Bretagne où vous avez enseigné pendant 9 ans, vous êtes appelée en septembre 1949 près des jeunes pensionnaires du Juvénat. Puis, comme « aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années », vous avez 34 ans quand, en 1952, vous acceptez la mission de 1ère assistante de la Supérieure générale. Ce service au niveau du Conseil général durera 30 ans, service au cours duquel vous exercerez la mission de Supérieure générale pendant 12 ans, de 1964 à 1976. En 1957, la congrégation répond à l’appel de l’Église et ouvre une première communauté en terre d’Afrique. Vous participez à cette décision. Votre désir aurait été d’être missionnaire en Côte d’Ivoire, mais le plan de Dieu ne l’a pas permis et nous savons que sa volonté primait sur votre désir. Vous goûtez cependant avec joie les visites que vous y avez effectuées. Le message de S. Michelle Lépine, responsable de
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« Mère Marie-Raphaël a rendu son tablier, probablement sans inquiétude, parce qu’elle l’a porté et usé ; elle a accompli sa mission : nous lui en sommes très reconnaissantes.
Au bout de son voyage terrestre, elle trouve déjà près de Dieu le repos de son cœur. Les sœurs du Bénin et de
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En 1964, nous sommes à la période post-conciliaire. Le vent de l’Esprit a soufflé fort et le renouveau de l’Église est un défi à relever pour tout le peuple de Dieu. Les congrégations s’y engagent avec l’ensemble des chrétiens et vous êtes, Mère Marie- Raphaël, au cœur de ce renouveau, celle qui tient la barre, redisant, par la parole et par les actes, les valeurs fondamentales de la vie religieuse. S Paule, responsable de la Région France le confirme par ces mots : … |
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Vous nous avez tracé un chemin : le chemin d’une vie ancrée dans la prière, le chemin d’une vie communautaire vécue jusqu’à l’extrême de vos forces dans l’humilité et la fidélité. Vous avez été heureuse et fière d’être Sœur des Saints Cœurs de Jésus et Marie à la suite d’Amélie Fristel.
Les Sœurs de France vous témoignent aujourd’hui toute leur reconnaissance. Elles sont convaincues que d’une rive à l’autre, la communion en Christ demeurera. |
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Suite au Chapitre d’« aggiornamento » (1969-1970), la réécriture de notre Règle de Vie exigera de vous un énorme travail : nous n’étions pas encore au temps des ordinateurs !... Avec d’autres sœurs, vous vous y employez avec la ténacité qui vous caractérise et avec la force de la foi qui conduit les apôtres de Jésus Christ. 1966 : année du centenaire de la mort d’Amélie. Avec votre conseil, vous organisez des festivités de la reconnaissance envers Dieu qui a fait don à ce monde, d’un témoin de la foi et de la charité : « Amélie Fristel. » Dix ans plus tard, les Consulteurs pour
S. Jacqueline Arbour, Provinciale au Canada, en témoigne au nom de ses sœurs : |
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Nous avons appris avec émotion le décès de Mère Marie-Raphaël. Sa mémoire et les heureux moments partagés avec elle alimentent et continueront d’alimenter nos échanges. En ce jour de ses obsèques, les sœurs de la Province canadienne évoquent avec reconnaissance toutes les énergies qu’elle a consacrées pour assurer la transmission de l’esprit d’Amélie Fristel, pour maintenir l’unité, pour rappeler les principes de la vie religieuse et pour garder vivante la mission de la Congrégation. Pour suppléer à notre absence, quelques fleurs expriment nos meilleurs sentiments de reconnaissance et nos bons souvenirs. Son départ nous rappelle « que le peu de temps dont on dispose nous donne la liberté de ne s'occuper que des choses qui ont le plus d'importance à nos yeux ». C’est ce que Mère Marie-Raphaël nous rappelait par toute sa manière d’être, lors des moments privilégiés de partage avec elle. En Toi, Seigneur, tout est accompli. Donne-lui le bonheur infini! |
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1976 : une année qui vous révèle, avec S. Léa Gautrais, économe, « maître d’ouvrage » du chantier de Ker Amélie, nouvelle résidence du Conseil général. |
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De même, aux Pays Bas, vous avez soutenu avec grand intérêt les travaux de Schaesberg, et la construction de la maison de retraite de Welten. Attentive aux besoins de la mission et aux capacités des personnes, vous avez osé innover. Soyez-en vivement remerciée. |
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Pendant toutes ces années vous visitez les communautés implantées en différents pays : France, Pays-Bas, Guernesey, Canada, Afrique. Autant d’occasions qui nous révèlent, en vous : la femme de devoir qui, avec humilité, obéit avant tout à la volonté de Dieu… la femme aux convictions profondes qui ne craint pas de les partager… la femme de prière qui s’appuie avec confiance sur Celui qui l’envoie… la femme discrète, qui ne laisse guère apparaître le profond de son être que pour qui l’approche de plus près, mais que l’on découvrira par son écoute, sa compassion, être une femme de cœur… Le tout de votre vie se révèle avec simplicité et grandeur dans la religieuse des Saints Cœurs de Jésus et de Marie, que vous êtes ! C’est bien cette dimension spirituelle qui a rayonné dans toute votre vie, tant à Availles qu’à Saint Ouen la Rouerie, les deux communautés où vous avez œuvré avant de revenir définitivement à la Maison mère en 1995. Avec les années et la maladie, la souffrance est devenue votre compagne quotidienne. Avec elle, vous acceptez, sans jamais vous plaindre, la dépendance causée par votre état de santé. Les bons soins prodigués par le personnel de la maison étaient accueillis avec reconnaissance. La visite des sœurs et de votre famille était un réconfort et votre beau sourire révélait votre joie de ces moments partagés. Les derniers temps, vous avez désiré d’un profond désir « la grande rencontre » que vous sentiez approcher. « Le Seigneur se plaît avec ceux qui le craignent, avec ceux qui espèrent son amour.» C’est au matin du vendredi 10 juin que votre espérance a été comblée. Entrez dans la joie de Dieu ! Il vous accueille en sa maison de paix ! Que notre gratitude, reflet de notre affection, participe à votre bonheur éternel en Dieu. Merci, Mère Marie-Raphaël ! |
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| S. Carmen Pinault, Sup. gén. 14 juin 2011 |
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