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Es-tu meilleur ou l’unique ?

Par : Thérèse Poirier

            Cette question m’a beaucoup intriguée et je la trouve très pertinente à la suite de la lecture d’un article relatant une entrevue avec Robert Lepage. Je vous en fais part.

« La culture du meilleur et la culture de l’unique. »

            L’auteur explique que dans la culture du meilleur, nous sommes précipités dans la comparaison et la compétition et cela nous empêche de livrer ce qu’il y a d’unique en nous. La culture de l’unique nous place ailleurs. Elle fait éclater toute comparaison, toute compétition.

            La culture du meilleur nous maintient à l’horizontal alors que la culture de l’unique nous place à la verticale. Mon regard n’est plus comme « battre » l’autre mais se situe au fond de moi à la recherche de ce qu’il y a d’unique en moi pour l’exprimer. C’est la seule vocation de l’être humain et là se situe le lieu de l’émerveillement de l’œuvre de Dieu.

            La comparaison et la compétition me gardent à la périphérie de moi-même. La recherche de l’unique m’enfonce dans ce que j’ai de plus précieux : mon être profond. C’est dans l’unique que Dieu m’attend.

            Vouloir « être comme » ou « meilleur que » m’enferme dans un lieu qui n’est pas mien. C’est à partir de ma route, telle que je la sens aujourd’hui, que j’ai à avancer pour progresser et découvrir ainsi la couleur qui est la mienne. Plus je m’y enfoncerai, plus je découvrirai le trésor caché en moi et goûterai au bonheur d’être.

            Il s’agit donc d’être attentif au lieu où je me situe face aux autres et à moi-même. Dès que je me surprends à me comparer ou à compétitionner, je suis certain de ne pas être sur ma route. Un bel outil pour avancer. (Extrait d’un article de Robert Aubry)

« Le chercheur de Dieu se surprend à se voir
en quête de l’essentiel
et exaspéré par tout ce qui est morcelé.
Il commence à s’inquiéter dès qu’il foule une route
qui n’est pas la sienne. »
(Yves Girard)