![]() |
|
RéflexionsMagnificat |
« Billet » économique ! |
|||||||||||||
![]() |
||||||||||||||
| « Billet » économique ! | ||||||||||||||
« Solidaires face à la crise » |
||||||||||||||
|
Crise de l’énergie, faim dans le monde, pouvoir d’achat, développement durable, paradis fiscaux, tout semble indiquer qu’à terme, nous ne pourrons plus vivre selon les mêmes modalités qu’aujourd’hui. Dans la triple crise qui ébranle les fondements mêmes de nos sociétés crise financière, économique et sociale, crise énergique et climatique, crise alimentaire nous sommes provoqués à une réflexion « radicale ». De nombreuses voix s’élèvent pour nous inviter à voir dans cette crise une occasion de changer vraiment : mode de vie, régulation de l’économie, solidarités… Il est urgent de faire le nécessaire pour atténuer les effets de ces crises sur ceux qui en souffrent le plus : les jeunes, les migrants, les chômeurs, les pauvres, ceux de nos pays et plus encore ceux des pays en développement ou pays émergents. Autour de nous nous voyons beaucoup de personnes dans des situations très difficiles : entreprises faillites, chômage, soucis financiers énormes pour beaucoup de familles. Pour nous, sœurs des Saints Cœurs, nous formons une grande famille et nous pouvons faire face à ces situations difficiles. Cependant il est bon de prendre conscience que la crise nous a touché aussi. Je vous donne des petits exemples. Les effets de la crise boursière sur les revenus des placements sont réels. Pour 2008 nous constatons une grande baisse des revenus des placements. Nous sommes donc dans une courbe descendante. La vigilance sur la manière de gérer nos biens est plus qu’importante en ce moment et il faut que nous discernions bien ce que nous pouvons faire et ce que nous devons remettre à plus tard. Un exemple très concret est le développement des taux d’intérêt sur certains placements En 2007 : 6,0625% ; en 2008 : 6,125% ; en 2009 : 0,8125% |
||||||||||||||
Chute des intérêts |
||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||
|
Malgré cette situation, ce n’est pas le moment d’arrêter ou de ralentir notre effort de partage, il faut plutôt l’étendre et le renforcer, si possible. Mais pour cela, il nous faut faire des choix dans nos dépenses à tout niveau. Analysons nos revenus et nos dépenses très concrètement et disons-nous ensuite : Qu’est-ce qui est nécessaire ? Dans les réactions et les interventions sur la crise, l’éthique n’a jamais été aussi souvent évoquée que ces derniers mois. Or l’Église, tout en soulignant combien l’éthique doit être centrale dans nos choix de société, rappelle dans sa doctrine sociale que le bien universel ne peut être abandonné à la logique des marchés, même mieux régulés, même « moralisés ». Jamais l’homme ne pourra changer ou trouver son salut simplement de l’extérieur. C’est pourquoi il faut atteindre l’être moral plus profond des personnes. Il faut une réelle éducation à l’exercice de la responsabilité vis-à-vis du bien de tous, de la part de tous les sujets, à tous les niveaux. Benoît XVI appelle à « un véritable changement de mentalité » qui nécessite une nouvelle réflexion sur notre rapport au monde et aux autres. L’économie n’a de sens que si elle est au service de l’homme et du vivre ensemble. « Les hommes n’acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise » J. Monnet Cette crise invite à nous interroger sur nos modes de vie et notre rapport à l’argent. Quand la finance prétend être sa propre fin et n’est plus animée que par le désir exclusif du profit, elle perd la tête. Quand le souci de l’homme, de tout l’homme et de tous les hommes devient prioritaire, la confiance renaît. Il nous faut trouver aujourd’hui la manière de lier le développement humain, le développement social et le développement durable. Pouvons-nous le faire sans conversion ? La marche vers la mondialisation de la solidarité doit nous interpeller. C’est à nous toutes d’inventer une forme de « gouvernance » mondiale nouvelle. L’avenir n’est pas écrit d’avance, il ressemblera à ce que nous en ferons aujourd’hui ! Oui, un autre monde est possible si nous le voulons vraiment : une économie au service de l’humanité, des échanges humains basés sur les besoins fondamentaux. Une simplicité de vie pour tous, l’éradication de toutes les pauvretés, l’accès à la santé pour tout être humain, la fin des guerres de domination, aux occupations, à la violence… Prenons le temps de nous asseoir ensemble et reprenons nos orientations du chapitre et laissons-nous interpeller. Sommes nous vraiment « Solidaires face à la crise » ? Qu’est-ce que nous pouvons faire concrètement face à tous ce que nous vivons actuellement dans notre monde ?
Que l’Esprit nous aide à faire les conversions nécessaires comme autant de passages vers la création nouvelle que Dieu notre Père nous invite à découvrir et à réaliser avec Lui ! Décembre 2009 |
||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||
| S Marij Meijs, ss.cc.j.m. | ||||||||||||||